09/08/2005

Océano nox

Oh! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis!
Combien ont disparu, dure et triste fortune!
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis!
 
Combien de patrons morts avec leurs équipages!
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages,
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots!
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargéé;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots!
 
Nul ne sait votre sort, pauvres tetes perdues!
Vous roulez à traves les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grêve
Ceux qui ne sont pas revenus!
 
On reconnait bien ici le style caractéristique d'un des auteurs que je respecte le plus: Victor Hugo

20:48 Écrit par ecrivain89 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

... c'est un texte très connu et très bo par la meme occasion.

Écrit par : justine | 09/08/2005

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