27/08/2005

Le prince de Vérone apostrophe les pères des deux amants défunts.

 

Le prince :- (…) Où sont ces ennemis ? Capulet, Montaigu, voyez quel châtiment s’abat sur votre querelle et comment, par l’amour le ciel a trouvé le moyen de tuer votre bonheur. Moi aussi, pour avoir fermé les yeux sur vos discordes, j’ai perdu deux parents. Nous sommes tous punis.

Capulet :- Mon frère Montaigu, donnez-moi votre main. C’est le douaire de ma fille, je ne puis rien demander de plus.

Montaigu : -Je puis vous donnez plus. Je vais élever à Juliette une statue d’or pur ; Vérone par son nom sera connue et nulle figure ne sera plus estimée plus haut que celle de la pure et fidèle Juliette.

Capulet :- Aussi éclatante sera celle de Roméo couché près de sa dame. Pauvres victimes de notre inimitié !

Le prince :- Ce matin nous apporte une paix bien sombre ; le soleil attristé ne point sa tête. Partez, nous reparlerons de ces infortunes. Les uns seront pardonnés, d’autre seront punis ; jamais il n’y eu histoire plus lamentable que celle de Juliette et de son Roméo.

 

(Acte V, scène 3)

Traduis par Victor Hugo

14:51 Écrit par ecrivain89 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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