31/08/2005

Le Seigneur des Anneaux, extrait

La fidélité de Sam Gamgie leBrâve

Tu veux toujours venir avec moi ?

-Oui

-Cela va être dangereux, Sam. Ce l’est déjà. Il est très probable qu’aucun de nous n’en reviendra.

-Si vous ne revenez pas, monsieur, moi non plus ça c’est certain, dit Sam. « -Ne le quittez pas !qu’ils m’ont dit ; -Le quitter ! que j’ai dit. J’e n’en ai point la moindre intention. Je vais avec lui même s’il grimpe à la lune ; et si jamais un de ces Cavaliers Noirs cherche à l’arrêter, ils auront à compter avec Sam Gamgie, que j’ai dit. Ils ont ri »

-Qui cela, ils, et de quoi parleS tu ?

-Les elfes, monsieur. On a bavardé hier soir, et ils paraissaient savoir que vous partiez, alors je n’ai pas vu la nécessité de le nier. Des gens merveilleux, les Elfes, monsieur ! Merveilleux !

-C’est bien vrai, dit Frodon. Tu les aimes toujours maintenant que tu les as vu de plus près ?
 
Ronald Reuel Tolkien, le seigneur des anneaux

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29/08/2005

William Shakespeare...

William Shakespeare, un pseudonyme ?

Lorsqu’un homme fait preuve d’un génie qui dépasse de beaucoup les limites du commun des mortels, il se trouve toujours quelqu’un pour mettre en doute son existence ou pour trouver une explication rationnelle à un phénomène insaisissable. Cela rassure. Mozart a-t-il vraiment pu composer l’ensemble de son œuvre ? Shakespeare a-t-il réellement existé ? Trois raisons essentielles ont poussé certains historiens à se poser la question : l’ampleur de l’œuvre théâtrale de Shakespeare (les trente cinq drames qui constituent le canon),  la période relativement courte (vingt ans) pendant laquelle cette œuvre a été écrite, le manque de témoignage sur la vie de l’auteur. Il existe, c’est vrai, des périodes d’ombre, comme en témoignent par exemple les nombreux portraits de Shakespeare qui n’e sont pas ( le seul reconnu comme authentique, avec le buste de son monument funéraire est celui de Martin Droeshout, gravé pour le frontispice de l’édition de 1623). On s’est donc demandé si le nom de Shakespeare n’était pas le pseudonyme d’une personnalité plus illustre à l’époque, comme Bacon ou Marlowe, ou même d’une équipe d’écrivains. Toutes ces hypothèse n’ont jamais pu être confirmées et, aujourd’hui, surtout par manque de preuves, on ne mets plus en doute la paternité de cette œuvre gigantesque. William Shakespeare est donc bien l’un des plus grands créateur de tous les temps.

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28/08/2005

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789

Extraits

 

Article premier.

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondée que sur l’utilité commune.

 

Art. II

Le but de toute association politique est la conservations des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

 

Art. III

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ; nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

 

Art. IV

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celle qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces même droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

 

Art. V

La loi est l’expression de la volonté générale ; tous les citoyen ont le droit de concourir, personnellement ou par leur représentants à sa formation ; elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyen, étant égaux à se yeux, sont également admissibles à toute dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités et sans autres distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

 

Art. VII

Nul hommes ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et, selon les normes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l’instant ; il se rend coupable par la résistance.

 

Art. IX

Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

 

Art. X

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

 

Art. XI

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits le plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

 

A cette époque, il serait bon selon moi que beaucoup se rappellent pourquoi ce pourquoi des hommes se sont battus, il y a bien des années à présent.


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27/08/2005

Le prince de Vérone apostrophe les pères des deux amants défunts.

 

Le prince :- (…) Où sont ces ennemis ? Capulet, Montaigu, voyez quel châtiment s’abat sur votre querelle et comment, par l’amour le ciel a trouvé le moyen de tuer votre bonheur. Moi aussi, pour avoir fermé les yeux sur vos discordes, j’ai perdu deux parents. Nous sommes tous punis.

Capulet :- Mon frère Montaigu, donnez-moi votre main. C’est le douaire de ma fille, je ne puis rien demander de plus.

Montaigu : -Je puis vous donnez plus. Je vais élever à Juliette une statue d’or pur ; Vérone par son nom sera connue et nulle figure ne sera plus estimée plus haut que celle de la pure et fidèle Juliette.

Capulet :- Aussi éclatante sera celle de Roméo couché près de sa dame. Pauvres victimes de notre inimitié !

Le prince :- Ce matin nous apporte une paix bien sombre ; le soleil attristé ne point sa tête. Partez, nous reparlerons de ces infortunes. Les uns seront pardonnés, d’autre seront punis ; jamais il n’y eu histoire plus lamentable que celle de Juliette et de son Roméo.

 

(Acte V, scène 3)

Traduis par Victor Hugo

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Juliette découvre Roméo sous son balcon

Juliette : -Quel hommes es-tu, toi qui, ainsi, caché par la nuit, viens de te heurter à mon secret ?

Roméo.- Je ne sais par quel nom t’indiquer qui je suis. Mon nom, sainte chérie, m’est odieux à moi-même, parce qu’il est pour toi un ennemi : si je l’avais écrit là, j’en déchirerais les lettres.

Juliette :-Mon oreille n’as pas encore aspiré cent paroles proférées par cette voix, et pourtant j’en reconnais le son. N’es-tu pas Roméo et un Montaigu ?

Roméo :-Ni l’un ni l’autre, belle vierge si tu détestes l’un et l’autre.

Juliette :-Comment es-tu venu ici, dis moi ? et dans quel but ? Les murs du jardins sont hauts et difficiles à gravir. Considère qui tu es : ce lieu est ta mort, si quelqu’un de mes parents te trouve ici.

Roméo :-j’ai escaladé ces murs sur les ailes légères de l’amour : car les limites de pierre ne sauraient arrêter l’amour, et ce que l’amour peut faire, l’amour ose le tenter ; voilà pourquoi tes parents ne sont pas un obstacle pour moi.

Juliette :-S’ils te voient, ils te tueront.

 

(Acte II, scène 2)

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26/08/2005

Le conditionnement dans le nouveau monde

 - Il n’y a pas si longtemps ( voilà un siècle à environ), on avait conditionnés les Gammas, lesDeltas, voire les Epsylons, à aimer les fleurs- les fleurs en particuliers et la nature sauvage en général. Le but visé, c’était de faire naître en eux le désir d’aller à la campagne chaque fois que l’occasion s’en présentait, et de les obliger ainsi à consommer du transport.

 -Et ne consommaient-ils pas de transport ? demanda l’étudiant.

 -Si, et même en assez grande quantité, répondit le D.I.C., mais rien de plus. Les primevères et les paysages, fit-il observer ont un défaut grave : ils sont gratuits. L’amour de la nature ne fournit de travaille à aucune usine. On décida d’abolir l’amour de la nature, du moins parmi les basses classes, d’abolir l’amour de la nature mais non point la tendance à consommer de transport. Car il était essentiel, bien entendu, qu’on continuât à aller à la campagne, même si l’on avait cela en horreur . le problème consistait à trouver à la consommation du transport une raison économiquement mieux fondée qu’une simple affection pour les primevères et les paysages.

 

Aldous Huxley, le Meilleur des Mondes,( extrait)

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19/08/2005

Les Wells et leur "Guerre des mondes"

A la fin du XIXè siècle, un scientifique du nom de Herbert George Wells écrivit plusieurs romans de sciences fiction qui le rendirent extrêmement célèbre ; la Machine à explorer le temps en 1895, l'Ile du docteur Moreau en 1896, l'Homme invisible en 1897, et enfin "La Guerre des Mondes" en 1898. Dans le genre des récit de sciences fiction, Wells devint vite le plus innovateur. Sa guerre des mondes fit envisager la destruction de la planète non plus par catastrophes mais bien par une conquète d'être venus de l'espace. Depuis ce thèm est devenu pratiquement annodin et l'auteur de génie a été oublié au profit du réalisateur qu'est Steven Spielberg. Mais avant de passer au grand écran, l'histoire fit un détour par la radio et passa par les mains expertes d'un autre Welles. Orson Welles, celui-ci ne trouvant pas d'émission à présenter pour le soir d'halloween décide gràce à l'aide de plusieurs comédiens de mettre sur pieds le cannular du siècle. Il va décrire pendant toute la nuit l'invasion de la terre par les extra-terrestre comme l'avait décrite Herbet G Wells. Pendant toute la durée de sa représentation, Orson va plonger les USA dans une vague de terreur avant de devoir présenter officiellement ses excuses une semaine plus tard.

Avez-vous déjà vu le film ou lu le livre peut être? Qu'en avez-vous pensez? Est-ce une bonne histoire? Avez-vous aimé?
Pas mal comme blague non?

17:44 Écrit par ecrivain89 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/08/2005

Molière

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière est nè à Paris en 1622 et est décédé en 1673. Le plus grand des auteurs de son temps, au dire de Boileau, ce commédien a d'abord mené une vie errante au cours des tournées de l'Illustre-Théatre qu'il avait fondé avec les Béjart en 1643. Après avoir joué devant la Cour en 1658, il s'installa au palais royal en 1660. il écrivit, mit en scene et joua plus de trente comédies ; parmis elles, les comédies-ballets, dont il a créé le genre et qui, autour d'un texte, multipliaient les entrées dansées, les couplets chantés et les tirades, un spectacle total. désireux de plaire et de faire rire, il dépeint les travers des hommes en se moquant, mais ses intrigues pourraient facilement déboucher sur le drame.
(Molière : le Bourgeois Gentilhomme, l'Avarre, le Médecin malgré lui, le Malade imaginaire) 

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09/08/2005

La ballade des pendus

Frère humains qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous avez,
Dieu en saura plus tôt de vous merci.
Vous nous voyez ci attachez cinq, six:
Quant de la chair, que trop avons nourrie,
Elle est pieça dévorée et pourrie,
Et nous, les os devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie:
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
 
Si frère vous clamons, pas nen devez
Avoir dédain, quoi que fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas le sens rassis;
Excusez nous, puisque nous sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, ame ne nous harie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
 
La pluie nous a débué et lavé,
Et le soleil desseché et noircis:
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ça, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charie,
Plus bequetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de nostre confrairie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
 
Prince Jésus, qui sur tous a maitrise,
Garde qu'en Enfer n'ait de nous seigneurie:
A lui n'ayons que faire ni que que soudre.
Hommes ici n'a point de moquerie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
 
François Villon, L'Epitaphe Villon.
 
Condamné à mort en 1463, le poète F. Villon recevra
l'annulation de la sentence par le parlement grace entre autre à ce poème.
Il sera cependant exilé et on perdra toute trace de lui.

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A DREAM

Détends toi! concentre toi sur ce que tu vas lire.
 
Imagine toi cette plage de sable chaud dont tu as toujours rêvé, tu es là étendu sous le ciel azur. Le soleil brillant de mille feus se reflète sur l'océan. Tu entends le doux clapotis des vagues qui viennent s'évanouir sur la rive. Vois tu ces palmiers qui t'entourent et te procurent cette fraicheur. Tout autour de toi n'est que calme et tranquilité alors que la douce brise du vent vient effleurer ta peau.................

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Le temps

Le temps qui s'en va nuit et jour,

San repos prendre, sans séjour,
Qui nous fuit d'un pas si feutré
Qu'il semble toujours arrêté,
Immobile en un même point,
Et pourtant ne s'arrête point,
Mais ne cesse de se mouvoir,
Au point qu'on ne peut concevoir
Ce que c'est que le temps présent:
Demandez le aux clercs lisant,
Car avant qu'on y eût pensé,
Il serait déjà trois fois passé;
Le temps, qui ne sait séjourner,
Mais va toujours sans se retourner, 
Comme de l'eau qui descent toute
Sans que jamais ne remonte goutte;
Le temps devant qui rien ne dure,
Ni fer, ni autre chose dure,
Car le temps gâte tout et mange;
Le temps qui toute chose change,
Qui fait tout croître et tout nourrit,
Et qui tout use et tout pourrit;
Le temps qui nos père vieillit,
Et rois et empereurs aussi,
Et qui nous tous nous vieillira,
-Ou bien mort le devancera;
Le temps, qui de vieillir les gens
A tout pouvoir si durement
L'avait vieillie, croyez le bien,
Qu'elle n'était plus bonne à rien,
Mais bien retombait en enfance,
Et n'avait pas plus de puissance,
Pas plus de force ni de sens
Que n'en a un enfant d'un an.

Guillaume de Lorris, Le Roman de la Rose



































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Si...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
        Sans un geste et sans un soupir....
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
        Sans mentir toi-même d'un mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
        Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;
Si tu sais méditer, observer et connaitre,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
        Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
        San être moral ni pédant;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
       Quand tout les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la gloire,
       Tu seras un homme mon fils.
 
 
Rudyard Kipling

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Océano nox

Oh! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis!
Combien ont disparu, dure et triste fortune!
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis!
 
Combien de patrons morts avec leurs équipages!
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages,
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots!
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargéé;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots!
 
Nul ne sait votre sort, pauvres tetes perdues!
Vous roulez à traves les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grêve
Ceux qui ne sont pas revenus!
 
On reconnait bien ici le style caractéristique d'un des auteurs que je respecte le plus: Victor Hugo

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Cortège

Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une reine de peine avec un homme d'Angleterre

Et des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer
Un hussard de la farce avec un dindon de la mort
Un serpent à café avec un moulin à lunettes
Un chasseur de corde avec un danseur de têtes
Un maréchal d'écume avec une pipe en retraite
Un chiard en habit noir avec un gentleman en maillot
Un compositeur de potence avec un gibier de musique
Un ramasseur de conscience avec un directeur de mégots
Un repasseur de Coligny avec un amiral de ciseaux
Une petite soeur du bengale avec un tigre de Saint Vincent de Paul
Un professeur de porcelaine avec un racommodeur de philosophie
Un controleur de la table ronde avec des chevalier de la compagnie du gaz de Paris
Un canard de Sainte-Hélène avec un Napoléon à l'orange
Un conservateur de Samothrace avec une victoire de cimetière
Un remorqueur de famille nombreuse avec un père de haute mer
Un membre de la prostate avec une hypertrophie de l'Académie Française
Un gros cheval in partibus avec un grand évêque de cirque
Un contrôleur à la croix de bois avec un petit chanteur d'autobus
Un chirurgien terrible avec un enfant dentiste
Et le général des huîtres avec un ouvreur de Jésuites.
 
 
Jacques Prévert, Paroles


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Victor Hugo, le maître de la littérature française

Victor Hugo occupe une place exceptionnelle dans l'histoire de nos lettres; il domine le XIXe siècle par la durée de sa vie et de sa carière, par la fécondité de son génie et la diversité de son oeuvre : poésie lyrique, satirique, épique, drame en vers et en prose, roman, etc...Il a évolué avec son temps, dans son arts et dans ses idées, se faisant sinon le guide du moins l'interprète éloquent des mouvements d'opinion. Persuadé que le poète remplit une mission, il a pris une part active aux grand débats politiques, devenant à la fin de sa vie le poète officiel de la République. Une grande partie de son oeuvre est populaire, par les idées sociales qu'elle a contribué  à répandre et par les grands sentiemnts humains, nobles et simples, qu'elle chante : amour paternel, patriotisme, joies du travail, grandeur des humbles. Au XXe siècle, sa gloire parut  un moment remise en question : on insistait sur ses défauts: philosophie sommaire, démesure, réthorique, orgueil, sans s'aviser qu'ils étaient simplement le revers d'une prodigieuse puissance créatrice. Mais par un juste retour le génie de Victor Hugo n'est plus contesté aujourd'hui: la critique met l'accent sur la variété de son inspiration, de la fantaisie la plus légère jusqu'aux sombres visions ; elle salue dans le mage romantique l'un des initiateurs de la poésie moderne.

 
Hommage à un grand auteur au génie sans limite

20:39 Écrit par ecrivain89 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |